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La Dolce Via, une voie pour admirer le panorama ardéchois

 

vallee eyrieux

L’Ardèche en pente douce. Au rythme des petits cailloux blancs qui crissent sous la roue, la progression, lente et régulière, laisse le loisir d’admirer les collines verdoyantes, les terrasses autrefois dévolues aux cultures, ou les maisons de famille, pierres apparentes, volets bleus et tuiles provençales. En contrebas, autour des gros rochers polis par le temps, les eaux noires de l’Eyrieux tantôt tourbillonnent, tantôt s’écoulent nonchalamment.

La Dolce Via, itinéraire réservé aux piétons et cyclistes, est l’une des véloroutes les plus belles de France, selon un avis amplement partagé. La route de 75 kilomètres, construite sur l’emprise d’une ancienne voie ferrée, offre une remarquable unité de lieu, de temps et d’action. Un défi, aussi, puisqu’il s’agit de grimper de La Voulte-sur-Rhône, au bord du fleuve, à 100 mètres d’altitude, à Saint-Agrève, dans les monts du Vivarais, 950 mètres plus haut. Le parcours s’effectue rarement en une seule journée, et le plus souvent avec une assistance électrique.

L’aventure commence sur les rives du Rhône, où la Dolce Via se détache de la ViaRhôna, sa grande cousine qui longe le fleuve. Ici, la vallée de l’Eyrieux apparaît comme un canyon encaissé, jalonné de villages tranquilles posés à bonne distance de la rivière au rythme cévenol, sur quelque éperon rocheux. L’altitude reste basse, le climat local propice à la plantation d’arbres fruitiers. Des cyprès s’élèvent çà et là dans les propriétés. Ils signalent aux initiés les cimetières familiaux protestants, depuis qu’au XVIIIe siècle les familles de réformés s’établissaient clandestinement dans les vallées ardéchoises en dissimulant leur bible sous quelque pierre.

Après Les Ollières, la vallée se fait plus sauvage. Les habitations s’espacent, un silence bienfaisant s’installe. La voie longe des à-pics forestiers et domine les méandres de la rivière de plus en plus ténue, avant de la traverser sur un spectaculaire viaduc. Les gorges garantissent à chaque tournant un panorama époustouflant.

le rhone

Au bord de la rivière, quelques sheds, des toits dentelés surmontés de cheminées de brique, rappellent que la vallée fut industrielle : des mines de fer à La Voulte, des manufactures de bijoux en amont, sans oublier les tanneries en bordure de rivière ou les barrages hydroélectriques un peu partout.

Le Cheylard, la plus grande commune traversée avec ses 2 800 habitants, fut justement une capitale industrielle, spécialisée dans l’impression de foulards. Dominé par les tours rondes du château de la Chèze, ce bourg de moyenne montagne est aujourd’hui une étape incontournable de la Dolce Via. Sur les terrasses animées de la place principale, entourée de solides bâtisses en pierre grise, de jeunes retraités qui viennent juste de garer leur vélo électrique flambant neuf se racontent leurs exploits autour d’un verre de rosé.

Il reste alors 24 kilomètres d’ascension, ce qui correspond au tiers de la distance mais aux deux tiers du dénivelé, soit 600 mètres. Le défi continue. Des roches blanches, verticales, se dressent de part et d’autre de la voie. La forêt presque méditerranéenne laisse voir ici ou là le reliquat d’un ancien alpage. Les tunnels succèdent aux viaducs. La montée devient plus rude et les jambes fatiguent, même avec une assistance.

L’odeur des conifères

Après Saint-Martin-de-Valamas, village perché qu’un pont fleuri invite à visiter, l’odeur des conifères emplit l’atmosphère, l’ambiance se fait montagnarde. La Dolce Via serpente dans les sous-bois, longe une mine de basalte, s’éloigne du lit de l’Eyrieux. Une maison isolée, surmontée d’un toit en tuiles rouges et entourée de cultures en terrasse, semble monter la garde au milieu des roches.

Le pont du Malheur ne porte pas ce nom par hasard. En septembre 1902, lors de la construction de la voie, « la clé de voûte de l’arche la plus élevée du viaduc s’effondra brusquement, indique un panneau. Neuf ouvriers furent précipités dans le vide. Ils s’écrasèrent 35 mètres plus bas ». Le souvenir de cet accident est encore vivace dans la vallée.

L’Ardèche cultive, à l’égard du chemin de fer, une relation ambivalente. « Le seul département sans gare de voyageurs », comme le déplorent les autorités, était autrefois traversé par plusieurs lignes reliant la montagne au Rhône. Le réseau du Vivarais, à voie métrique, exploité par la Compagnie de chemins de fer départementaux, « servait aux producteurs de pommes de terre, châtaignes, pommes ou pêches qui alimentaient les marchés lyonnais ou parisiens », relate Christophe Nury, chargé du tourisme à vélo à l’agence de développement touristique du département.

viaduc dolce via

Démantelée en 1968, la ligne de l’Eyrieux a été aménagée en véloroute en 2018. Le nom a nourri des débats. « L’idée de “voie douce” avait fait son chemin. Pour se différencier, on avait essayé l’occitan avec “lou camin suan” ou “lou quiet chami”, mais finalement, pour évoquer la chaleur et la douceur de vivre, on a choisi la langue italienne », raconte Christophe Nury, en précisant que « ce ne fut pas simple de convaincre les élus de la vallée ».

La Dolce Via ne cesse d’entretenir le souvenir de la voie ferrée disparue. Les gares ont conservé signalétique, horloge et mention de l’altitude gravée sur la façade, voire les quais sur lesquels trônent désormais des arceaux de stationnement. Un autre tronçon de la véloroute relie en 20 kilomètres Le Cheylard à la gare de Lamastre, d’où part, certains jours d’été, un train touristique pour la vallée du Rhône.

Gérante du Quai des Haltes, un bistrot installé dans l’ancienne gare de Chalencon, Delphine Labeyrie surjoue le mimétisme avec le train. Sur un chariot à roulettes, de vieilles valises en cuir semblent attendre le grand départ. Aux murs de la salle d’échange, à côté de l’ancien guichet en bois et des photos de locomotives à vapeur, figurent des cartes du réseau et la table horaire du train, qui ne circulait de bout en bout que trois fois par jour. Lorsque les plats qu’elle confectionne à base de produits locaux sont prêts, Delphine Labeyrie fait retentir une sonnerie de passage à niveau tout à fait authentique, au point que l’on se prend à vérifier si un convoi n’arrive pas à l’horizon.

La Dolce Via a rapidement rencontré son public, au point qu’il vaut mieux éviter, si on veut prêter attention au panorama plutôt qu’aux autres usagers, « les ponts de mai, qui sont désormais la haute saison », précise Delphine Labeyrie. Même par une belle journée d’hiver, on trouve, le long de l’itinéraire, de quoi s’émerveiller, se nourrir, et même louer un vélo. Avant de parvenir à Saint-Agrève, l’itinéraire réserve au cycliste, au détour d’un tournant, une dernière surprise, la vue éblouissante sur les monts du Vivarais au milieu de laquelle on reconnaît la pointe du mont Gerbier-de-Jonc, qui, comme chacun l’a appris à l’école, domine la source de la Loire.

C’est cet endroit que Pierre-Yves Ferrier a choisi pour installer son snack, baptisé Au Relais des cracks, en référence à un film avec Bourvil tourné ici en 1968, où il « prépare des repas pour les cyclistes, simples et bons, avec les tomates du jardin », affirme-t-il. Le voyageur choisira une tarte aux figues, la caillette (une cochonnaille régionale), ou le fondant aux marrons, en fait l’inévitable châtaigne, que l’on déguste à toutes les altitudes et par tous les temps, en crème, en pâtisserie ou en soupe. L’autre spécialité, ce sont les noix, qui garnissent joliment la tartelette dégustée à la terrasse d’un salon de thé à Saint-Agrève pour se récompenser d’être monté jusqu’ici. Et maintenant, il ne reste plus qu’à redescendre.

Par Olivier Razemon Le Monde du 13 décembre 2025.

 

 

Et une petite lecture critique de cet article; par R Bouit

« au XVIIIe siècle les familles de réformés s’établissaient clandestinement dans les vallées ardéchoises « , il faut en fait inverser l’allégation , c’était la Réforme qui s’installait en Vivarais et en Cévennes  sur un terreau propice .

 » des toits dentelés surmontés de cheminées de brique, rappellent que la vallée fut industrielle » , l’énergie hydraulique et l’industrie du vers à soie avaient surtout fait se multiplier les moulinages.

 « Le réseau du Vivarais servait aux producteurs de pommes de terre, châtaignes, pommes ou pêches qui alimentaient les marchés lyonnais ou parisiens » , avec aussi un important transport de bois servant à l’étayage des mines de charbon de Saint Etienne.

« Un autre tronçon de la véloroute relie en 20 kilomètres Le Cheylard à la gare de Lamastre, d’où part, certains jours d’été, un train touristique » , la saison d’exploitation du train touristique va de Pâques à la Toussaint.

« Et maintenant, il ne reste plus qu’à redescendre. »  Un itinéraire   de descente balisé par chemin est possible entre Saint Agrève et Lamastre en passant par Désaignes, cité médiévale et en rejoignant Lamastre par la gare de Morize sur le tronçon de Dolce Via entre  Le Cheylard Lamastre. Le train touristique peut prendre en charge les vélos et permettre de joindre la vallée du Rhône.

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Gare de Désaignes Morize, près de Lamastre.

dolce via complète

 

C’est la 100ème!…

L’Université Populaire du Vivarais organise sa centième conférence le JEUDI 18 DÉCEMBRE à 17h00 à la Médiathèque de Lamastre sur le thème

 La Laïcité: pour un débat d’actualité

animée par Gérard BOUCHET, docteur en philosophie, président de l’Observatoire de la Laïcité  Drôme-Ardèche, qu’il présente ainsi:

La loi de Séparation des Eglises et de l’Etat a 120 ans

La laïcité est inscrite dans notre Constitution nationale comme un principe définissant notre République. Pour autant, faute d’une définition juridique précise, ce principe est aujourd’hui l’objet d’interprétations diverses,- voire contradictoires,- et  il est évoqué à l’appui de comportements politiques qui s’opposent parfois radicalement les uns aux autres.

Interroger les auteurs de la loi, comprendre le sens qu’ils ont voulu donner à la loi du 9 décembre 1905, identifier les obstacles qui se  dressent sur le chemin d’une République fidèle aux valeurs portées par cette loi, est devenu une urgente nécessité pour se situer dans le débat dont la laïcité fait aujourd’hui l’objet.

Notre rencontre se propose d’apporter quelques éléments à cette réflexion.

laicité lamastre UPV

Alain Jammet

Et n’oubliez pas l’expo sur la laïcité jusqu’au 16 décembre à la médiathèque:

https://www.lamastre.net/2025/12/09/journee-de-la-laicite-par-lecole-publique/

 

Journée de la laïcité:  « La laïcité et nous »

Ce 9 décembre 2025 les scolaires de l’école publique de Lamastre et leurs parents ont eu droit à une  célébration sur le thème de la Laïcité.

C’est tout à l’honneur des enseignantes du primaire d’avoir voulu marquer cette journée de la Laïcité et le 120 ième anniversaire de la loi de 1905 qui a façonné la France du 20 ième siècle.

Le triptyque Liberté Égalité Fraternité se devrait d’ailleurs d’évoluer en quadriptyque avec l’adjonction du mot Laïcité. La Laïcité est une particularité française qui devrait être exportée de part le monde, cela éviterait bon nombre de confrontations et d’exactions armées dramatiques.

Cette journée lamastroise revêtait plusieurs aspects:

-Le premier pédagogique avec un travail participatif en amont.

Les élèves de la petite section de maternelle au CM2  présentent  une exposition artistique qui explore les valeurs de respect, de liberté et de coexistence. Leur travail s’inspire de l’artiste contemporain JR et plus précisément de son installation «Adventice »,  visible au Carré Sainte-Anne à Montpellier jusqu’au 7 décembre.

Leur œuvre est  en forme d’arbres dont les feuilles sont des mains toutes unies.

arbre laicité lamastre 2

Ces arbres « lamastrois » et les mains porteuses de messages sont exposées dans la salle de la médiathèque.

main arbre laicité

 

-Un autre aspect consistait en une lecture à voie haute grâce au  soutien et les encouragements de « maîtresse Fabienne »,  avec des enfants attentifs et des parents à l’écoute.

lecture laicité 2

 

Marion nous a présenté l’expo, les œuvres enfantines, leurs origines et leurs orientations.

« Une œuvre qui célèbre ce qui se tisse lorsqu’on accueille ce qui vient d’ailleurs : l’inattendu, la richesse humaine, la diversité. Les enfants se sont emparés de ce symbole pour imaginer leur propre forêt  : un paysage collectif où chacun trouve sa place et nourrit l’ensemble. »

Les productions des élèves sont entourées par les panneaux explicatifs prêtés par la Fédération des Œuvres Laïques, dont les concepts sont plus à destination des adultes.

 

marion soubeyrand & fabienne girard laicité

 

 

-Ce troisième aspect plus institutionnel se fait par l’intermédiaire de panneaux didactiques. « La laïcité, en question ». Une ressource précieuse pour mieux comprendre ce principe fondateur.

Le texte  de cette exposition sur le site de la BNF:

https://essentiels.bnf.fr/fr/enseignants/bb5ca00c-76b2-47e4-acdb-1c4b2253d6c9-laicite-en-questions-10-affiches-pour-comprendre

Certaines références historiques de ces panneaux revêtent un aspect très actuel de part les attaques partisanes que nous subissons et qui ne doivent pas être minimisées ni scotomisées.

chartre laicité école

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laicité et religion

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rire de tout

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textes réference laicité

 

L’information et les explications autour du grand principe de Laïcité se doivent d’être promues, gage de tolérance et du vivre ensemble auquel une majorité des citoyens aspire.  C’est tout le mérite et l’objectif de ces célébrations.

Connaître l’histoire et en faire l’enseignement ne peuvent qu’éviter de nouveaux errements. Le concept de Laïcité n’a pas à être adjectivé, et se doit d’être promu et  respecté.

 

Merci à l’école publique de Lamastre  pour ce moment d’échange éclairant.

assistance lecture laicité

L’Expo est à voir sans modération jusqu’au 16 décembre à la médiathèque de Lamastre sous l’égide de Lydia Rossille, bibliothécaire.

Raymond Bouit. avec les documents transmis par Marion S.

 

Les élèves de l’école de Lamastre se sont inspirée de l’œuvre de JR Adventice exposée au carré Saint-Anne à Montpellier jusqu’au 7 décembre 2025. L’installation est inspirée d’une histoire mystérieuse et méconnue de Montpellier qui permet pourtant de comprendre notre identité mieux que nulle autre. Lorsque les premiers moulins drapiers firent leur apparition sur les rives du Lez, au Moyen-Âge, on vit pousser par endroits une flore inconnue. La laine brute importée d’Espagne, d’Afrique du Nord, de Constantinople ou de Smyrne, était lavée dans les eaux et laissait s’échapper ces graines lointaines trouvant près du fleuve méditerranéen des conditions favorables à leur développement. Les botanistes qui se succédèrent à la tête du Jardin des Plantes, comme Pierre Richer de Belleval, Augustin-Pyramus de Candolle et Alire Raffeneau-Delile, exploitèrent ce phénomène en étudiant les essences étrangères déjà implantées et en semant à leur tour de nouvelles graines rapportées de leurs voyages. La mémoire de ces pousses disparut avec ceux qui les avaient étudiées ou initiées, et ces arbres poursuivirent leur vie dans l’anonymat. Aujourd’hui encore, ils participent du sentiment d’étrangeté que l’on éprouve en parcourant certaines portions du Lez dont la physionomie végétale diffère tant des autres paysages méridionaux. Par sa forte dimension métaphorique, cette histoire de quelques graines voyageuses forgeant la mémoire à la fois végétale et humaine d’un territoire est à la racine de la réflexion de JR pour son exposition au Carré Sainte-Anne. Elle lui donne également son nom, Adventice, du latin “ad venire“, ”qui vient de l’extérieur”. L’étymologie du terme savant est curieuse lorsqu’on la rapproche de sa traduction courante en « mauvaises herbes », ou même « herbes folles », aux connotations éminemment péjoratives. La mauvaise herbe est celle qui s’installe sans y avoir été invitée, en particulier dans un champ de culture, qui envahit et qui croît sans contrôle. Sa réputation était si désastreuse qu’elle devint une expression populaire. « Je suis de la mauvaise herbe braves gens, chante Brassens, c’est pas moi qu’on rumine et c’est pas moi qu’on met en gerbe ». Or nous savons désormais que les adventices sont essentielles pour la faune, pour les pollinisateurs, pour les écosystèmes, mais aussi pour la préservation et la fertilisation des sols destinés à l’agriculture même. Ajoutons, pour achever cette réhabilitation, que le bleuet et le coquelicot sont deux espèces d’adventices sans lesquelles nos paysages perdraient une partie de leur âme. Aux yeux de JR, l’herbe venue de l’extérieur et l’oranger des Osages échoué sur les rives du Lez participent du même équilibre nécessaire à l’épanouissement d’une terre, d’une ville ou d’un pays. Ils n’entravent pas une culture : ils lui permettent de se maintenir et de s’épanouir. Ils n’épuisent pas un sol : ils l’enrichissent. Ils ne contrarient pas une identité : ils lui offrent sa singularité. C’est au regard de cette double filiation qu’il faut comprendre l’arbre aux 10 000 mains – celles de Montpelliérains de tous âges et de toutes origines – qui va se déployer et s’élever dans la nef de Sainte-Anne. Il rend hommage à la paix et à la concorde que l’édifice incarne, à notre histoire marquée par les vertus de la science et de l’enseignement, à une population de sang mêlé profondément méditerranéenne, la nôtre, qui a choisi de bâtir ici, et depuis longtemps, un avenir commun. Ce n’est pas la moindre intelligence de JR, en s’adressant à nous, de parler à l’ensemble du monde. Numa Hambursin, commissaire de l’exposition

laicité en 3 minutes

Jour de victoires à Plats

Journée faste ce dimanche, puisque le RC Plats Lamastrois a remporté deux succès ce dimanche face à l’Union Rugby Ardèche Méridionale dont l’équipe fanion 19 à 17.

En alignant pour la première fois une équipe réserve ce dimanche grâce à l’appui de vieilles gloires du RC Plats, le rassemblement a remporté son premier match 50 à 13. Une entrée en matière prometteuse pour l »équipe Une qui affrontait une équipe de haut de tableau. Si les Sud-Ardéchois ont bien commencé leur match par un essai assez rapide de leurs trois-quarts, les locaux ont vite réagi par des pénalités de Romegoux. Ils vont même prendre l’avantage grâce à une essai d’Audouard avant la mi-temps.

La deuxième mi-temps sera toutefois complètement à l’avantage des visiteurs qui vont copieusement dominé leurs homologues. Ils arrivent à repasser devant gra ce à deux pénalités. Cependant, cela est insuffisant pour creuser l’écart et sur leur seule incursion dans le camp adverse de le deuxième période, les Platous Lamastrois obtiennent une pénalité que transforme Romegoux pour la plus grande joie de son équipe et du public.

RCPL-2 plat lamastre meridionale

Avec ce deuxième succès de la saison, le rassemblement se donne un un petit bol d’oxygène avant de recevoir ce dimanche à Lamastre l’Union Vallée de la Drôme.

 

Prise de goutte à l’EHPAD,

Notre EHPAD local noté AAA propose fréquemment à ses résidents des activités 5 étoiles hors les murs.

L’animatrice Véronique toujours pleine d’idées et super aidée par les bénévoles de l’association « Lou boun ten » a récemment proposé aux volontaires une sortie pleine de fumet à l’alambic Chamblas, d’où la potentielle prise de goutte.

Cet alambic qui devrait être classé au patrimoine mondial de l’humanité chauffe tous les automnes depuis plus d’un siècle.

alambic chamblas lamastre

Au début du 20 ieme c’était Amédée Dumond qui faisait bouillir le cru, puis reprise par Louis Chamblas du Crestet, qui a transmis son savoir faire à ses deux fils Dominique et Patrick.

Ce coin secret est le rendez-vous convivial à souhait de tous les bouillants amateurs  en émotions fortes du cru local.

 

Le matos est dans son jus, la récolte de fruits arrive « sur rendez-vous » comme dans tout établissement de santé qui se respecte. Un Établissement de santé « Comme j’aime » car « l’eau de vie » en est le résultat validé par tous les acteurs et les spectateurs.

patrickchamblas fumée

Le contrôle qualité et la certification sont annualisés à chaque automne par un comité ad hoc.

fumet fumée alambic lamastre

Pour en revenir à nos résidents ceux-ci ont passé un moment chaleureux autour de la chaudière. Pour certains c’était se remémorer de bons souvenirs, pour d’autres c’était une découverte pleine d’intérêts.

arrivée résidents alambic 2

 

alambic chamblas famille

Les frères Chamblas qui connaissaient particulièrement une résidente ont tout montré du processus depuis l’arrivée de la récolte jusqu’au clair écoulement de la gnôle dument pesée.

arrivée récolte alambic

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source eau de vie lamastre

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pesée dominique chamblas

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Le règlement intérieur de l’EHPAD, n’a pas permis de goutter la goutte, au grand dam de certains… ce n’est heureusement pas le règlement intérieur habituel du lieu où s’impose un contrôle qualité  rigoureux avec surveillance régulière des arômes ciblés.

Tout ce petit monde, résidents comblés et bénévoles conquis par cette démonstration de métier d’art distillatoire est  rentré « tranquille » à la résidence des Bords du Doux.

acteurs alambic lamastre

 

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remplissage dominique chamblas pensionnaires

 

J’ajouterai que les pêcheurs, à la ligne dont je fais partie, et non pas les adeptes des péchés capitaux qui ne nous concernent pas, peuvent pendant toute l’année venir prendre des vers dans la pulpe rejetée, les poissons du bassin du Doux en raffolent et cette filière séculaire  constitue un circuit court d’excellence.

Merci à tous pour cette matinée goutteuse.

R B accompagnant d’un bon moment.

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